On veut des titres…

On veut des titres…

Onze ans sans titre, ça commence à faire long, on a tout essayé, tout essuyé, à croire que la guigne s’est incrustée dans l’étoile dorée qui surveille le logo olympien… Le retour de Tapie, des entraîneurs renommés comme Braga et l’autre fou d’Espagne sans oublier Perrin. Des directeurs sportifs, des directeurs financiers et la ribambelle de profiteurs que je frapperais sans scrupules avec la foi de Dépé…

Bref, rien à marché, en onze ans, juste un titre de champion de France de D2, pourtant on a eu des stars : Ravanelli, Blanc, Dugarry, Pires, Barthez, De La Peña, Maurice et j’en oublie (c’est normal), des jeunes révélations comme Luccin, Dalmat, des futures révélations qui sont déjà à la retraite… Et rien, pas de consécration, des flirts avec le spectre, « juste » deux finales de coupe de C3 et un titre de vice champion de France en 99, pas même une coupe de la Ligue…

On pouvait croire qu’au soir du 19 mai, cette malédiction allait disparaître, mais non, la revoilà dans le carton rouge d’un arbitre chauve et frustré… Les anti-marseillais diront que c’est facile de remettre la faute sur les autres ; laissons les parler, c’est pas grave, nous les fervents, on le sait, on méritait mieux que cette sortie par la petite porte, on la voyait déjà descendre La Canebière, la coupe sans oreille, mais ce n’est que des bombes lacrymogènes et la haine qui l’ont arpenté ce maudit soir de printemps…

L’année prochaine, c’est le championnat et ces deux coupes qui nous attendent, on en a marre de rien gagner, de voir des clubs comme Sochaux, le PSG, Monaco Auxerre et Lyon ramener des trophées dans leurs vitrines, pendant que la notre se remplit de poussière. L’année prochaine, on veut une équipe qui joue chaque match de coupe ou de championnat comme un match de coupe d’Europe, comme on a tombé Liverpool, l’Inter et Newcastle cette saison, avec la hargne, l’envie et la bravoure.

Des joueurs du calibre de Pedretti, Drogba doivent nous amener à nos buts, droit au but, telle est la devise, et chaque joueur qui porte le maillot marseillais doit l’avoir graveé dans son cœur, si un joueur préfère partir à Everton parce qu’il touchera plus, qu’il y aille, on a pas besoin de mercenaires planqués dans le bunker. L’OM c’est sur le front, c’est pas un pallier, c’est pas une usine, c’est pas Chelsea, c’est un club de football au top, avec une âme…

Les seuls leitmotiv qui doivent attirer les joueurs, c’est la couleur du maillot, le respect de l’histoire et du patrimoine laissé par les anciens, les tribunes colorées du Vélodrome et les rues souriantes et fières de Marseille après une victoire arrachée avec la volonté, rien de plus…